| Pockus : l'innovation, une seconde peau |
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...Et ça a été le début de la galère ! ». Plus d’un an après la découverte de son associé, Fabienne Le Henaff recommence tout juste à respirer. Le tandem constitué par cette ex-chargée de développement au sein du groupe France Telecom et un spécialiste des process industriels vient de poser ses valises dans un petit bureau de la banlieue lyonnaise, à Ecully. En juin 2009, leur start-up a lancé ses premiers produits, sous la marque Biolap : besaces, sacoches, housses de portables et d’appareils numériques … Le tout végétal et durable. La commercialisation a démarré. Une assistante commerciale a été embauchée.
Pocket us Sur les cartes de visite fraîchement imprimées, un nom : Pockus. « Raccourci de pocket us », précise Fabienne. « C’est mon fils qui a trouvé ça. Nous cherchions une idée qui tourne autour de l’enveloppe, du cocon. Ca nous a plu. Ca sonne bien et c’est facile à retenir ». Ce qui marque les esprits aussi, c’est le positionnement novateur de l’entreprise sur un marché vieux comme le monde : la bagagerie. Créée en 2008, Pockus se distingue parce qu’elle est la seule, en France, à proposer de la bagagerie issue du développement durable. Des produits dédiés à l’informatique et aux télécom à la fois écologiques et designés. Bref, 100 % dans l’air du temps. « Si personne ne l’a fait avant nous, c’est que c’est difficile. Avant d’y arriver d’ailleurs, nous avons commis de très nombreuses erreurs. C’est pour ça que je parlais de galère ». Première pierre : une mousse L’histoire de Pockus commence en 2008. Avec une idée toute simple : des housses de téléphones portables dessinées par des artistes et produites dans le respect du commerce équitable, « Notre point de départ est né d’un constat quotidien : j’en avais marre des housses de portables moches que je cherchais pendant des heures au fond de mon sac à main. Je me demandais pourquoi il n’y avait rien de plus esthétique et coloré. On s’était donc lancé dans quelque chose d’un peu artisanal, difficile à développer, car nous ne pouvions pas produire en quantité ». Après quelques mois passés à écouler leur trouvaille dans leur entourage, sans parvenir à accroître leur offre et leur clientèle, Fabienne et Jean-Michel sont sur le point de renoncer. Découragé, mais tenace, le tandem ne baisse pas pour autant les bras. Partisan fervent de matières naturelles comme le lin et le chanvre, il croit dur comme fer à la possibilité de leur adjoindre le matériau de protection qui va permettre de créer un produit conjuguant développement durable et esthétique, sans pour autant voir s’envoler les coûts de production. Son intuition lui donne raison, quelques semaines plus tard. Les statuts de Pockus, incubée comme start-up innovante, sont déposés en juillet 2008. Première pierre de l’entreprise ? La fameuse mousse végétale. Moins rigide que les classiques néoprènes et polyuréthanes, elle est agréable au toucher et absorbe parfaitement les chocs. L’aventure peut démarrer. Mais tout reste encore à faire. « Nous avions la matière première, le fournisseur, mais pas le process ! Il a fallu l’inventer ». Pockus monte un projet de R&D, labellisé par le pôle de compétitivité Techtera et obtient le soutien financier d’OSEO. En jeu, la confection, avec ses multiples étapes : découpe, contre-collage, design, comportement de la matière. La première année de l’entreprise est à 90 % consacrée à la recherche. Le temps restant sert à consolider la start-up et à convaincre.
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