BioStruct valide ses avancées à mi-parcours

07 . 01 . 2026

Lancé en janvier 2024 et cofinancé par le programme Horizon Europe de l’Union européenne, le projet BioStruct vise à lever les verrous technologiques freinant l’utilisation des composites renforcés de fibres naturelles dans des applications structurelles exigeantes.
À travers le développement de procédés de fabrication innovants et de solutions de caractérisation avancées, BioStruct ambitionne de démontrer que les biocomposites peuvent répondre aux contraintes de performance, de fiabilité et de productivité requises par l’industrie européenne.

Porté par un consortium de dix partenaires — parmi lesquels PROFACTOR (coordinateur), Amura, CIDETEC, EnginSoft, IDEKO, Lumoscribe, NOMA Resins, et Techtera — le projet s’inscrit dans une durée d’un peu plus de trois ans et dispose d’un budget global de plus de 8 millions d’euros. Deux secteurs industriels stratégiques sont ciblés : l’énergie éolienne et la construction navale.

Les objectifs scientifiques et technologiques du projet reposent sur plusieurs axes complémentaires : le développement de procédés de drapage précis permettant de maîtriser l’orientation des fibres naturelles, la mise au point de modèles matériaux intégrant la variabilité intrinsèque des fibres végétales, ainsi que l’intégration de capteurs bio-sourcés nanostructurés pour le suivi des charges. L’ensemble de ces innovations vise à accroître la productivité et la qualité des pièces fabriquées, tout en réduisant l’empreinte carbone des procédés.

Deux ans après son lancement, BioStruct a franchi une étape clé avec la revue de mi-projet, organisée à Naples, en Italie. Cette revue a permis de valider la démonstration au niveau procédés des principales technologies développées.

Plusieurs résultats majeurs ont ainsi été présentés :

  • Le processus de polymérisation des résines bio-sourcées développé par NOMA Resins,
  • Les procédés de drapage manuel, infusion sous vide et cuisson appliqués aux structures nautiques par Amura,
  • Les solutions d’adhésifs pouvant se décoller, permettant la réparation et le recyclage, proposées par CIDETEC,
  • Les mesures 3D de pièces manufacturées réalisées par IDEKO,
  • La fabrication expérimentale d’un capteur de charge par Lumoscribe,
  • Les premiers modèles matériaux intégrant les fibres naturelles développés par EnginSoft,
  • ainsi qu’un procédé d’infusion sur pièce de petite échelle mis en œuvre par BladeWorks.

Ces avancées constituent une base solide pour la réalisation des deux démonstrateurs finaux du projet : une pale d’éolienne et un bateau motorisé de 6 mètres.

Les prochaines étapes du projet BioStruct viseront à renforcer l’automatisation des procédés et la maturité industrielle des solutions développées.

Elles incluent notamment le développement d’un drapage automatisé par rouleau de bandes intégrant des bio-capteurs directement dans la tête de dépose et permettant une dépose entièrement automatisée avec découpe optimisée des bandes.

En parallèle, NOMA poursuivra le développement et l’optimisation finale de résines époxy bio-sourcées, dont une formulation transparente adaptée aux exigences des procédés automatisés.

Pour le démonstrateur naval, les travaux porteront sur la mise en œuvre d’un drapage semi-automatisé reposant sur un système robotisé développé par PROFACTOR, associé à un préhenseur spécifiquement conçu pour la manipulation des fibres naturelles.

Avertissement : Cofinancé par l’Union européenne. Les points de vue et opinions exprimés n’engagent cependant que l’auteur ou les auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne. Ni l’Union européenne ni l’Agence européenne de défense ne peuvent en être tenues responsables.

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Contact : Clara LECLAIRE – cleclaire@techtera.org

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